Les ovins

Voici quelques infos sur le comportement des ovins, au pâturage, en groupe social, en estive et à l'élevage...Clin d'oeil

 Ci-dessus : Groupe de race romane au pâturage

La race que j'ai étudiée à l'INRA est le modèle "INRA 401" désormais prénommée "Romane". Mon groupe d'étude était constitué de 19 agnelles âgées d'un an que j'ai suivies pendant plusieurs mois dans un parc de 5 ha. En restant en moyenne 6 heures par jour au milieu de ces animaux, c'est la meilleure façon d'apprendre à reconnaitre, comprendre et anticiper leur comportement, en particulier les comportements de groupe qui sont les plus difficiles à évaluer puisqu'ils reposent sur une quantité de variables très importante (environnement, relations sociales, expérience individuelle,...).  

Bien entendu pour observer des ovins, il ne faut en aucun cas se retrouver au centre du groupe mais se poster d'une manière la plus indifférente possible au sommet d'une plateforme en restant inatteignable par les animaux.

Le tempérament

(à suivre...)

Les relations sociales

Le groupe social. Nous savons tous que les ovins sont grégaires et forment des groupes stables constitués jusqu'à plusieurs centaines d'individus à l'état sauvage (en fnction de l'espèce). Lorsqu'on étudie les ovins, il est donc préférable d'observer un groupe, malgré le fait que certains tests expérimentaux sont nécessaires si 'lon veut individualiser des caractéristiques comme le tempérament ou la reconnaissance indivduelle.

Ci-dessus : déplacement de l'ensemble du groupe pour aller pâturer

Les relations de dominance-subordination. Les moutons, ici les groupes constitués de femelles, respectent une hiérarchie presque parfaitement linéaire. Quelque fois la relation hiérarchique est difficile à établir entre deux individus, car un animal peut éviter le conflit en évitant simplement son congénère plus dominant. Ainsi il se peut qu'aucun conflit ne soit visible de l'extérieur... Il faut donc regarder les mouvements corporels des deux individus pour se rendre compte du statut hiérarchique de chacun. Identifier ces relations de dominance n'est pas toujours aisé, c'est pourquoi, en particulier chez les ovins, des tests de compétition alimentaires ont été développés : ils permettent d'accentuer les tensions entre deux individus et de voir lequel est capable de manger en empêchant son congénère (par des blocage, des coups ou des menaces) d'avoir accès à la nourriture. 

Les relations d'affinité. Les relations d'affinité chez les moutons sont une fois de plus discrètes. Les individus qui lient des relations préférentielles entre eux se rtrouvent généralement à proximité les uns des autres au cours des acrtivités comme le pâturage, le repos, les déplacements,... Les interactions affiliatives sont du type petits coups, frottements avec mouvements rapides de la queue, flairage et léchage. Ces interactions ne sont pas fréquentes et pour les observer, on se doit de rester vigilant.

 

Pour les intéressés, un de mes articles qui est paru dans la revue Animal Behaviour. Il traite des mécanismes de décision liés aux déplacements de ce groupe d'agnelles : Ramseyer, A., Boissy, A., Dumont, B., Thierry, B. Decision-making in group departures of sheep is a continuous process. Animal behaviour, 78, 71-78.

Disponible on-line sur http://www.sciencedirect.com/science/journal/00033472   

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